10. Résumés esthétique et philosophie de l’art
Il est difficile de définir l’art, car sa conception est historique et relative.
Il est difficile de définir l’art, car sa conception est historique et relative.
Ce chapitre final interroge le mode d’existence de l’œuvre d’art : celle-ci n’est jamais donnée comme un simple objet réel,
Ce chapitre confronte la position puriste d’Ad Reinhardt, pour qui l’art n’est pas de ce monde, à la théorie du symbole de Nelson Goodman, pour qui toute œuvre se réfère au monde.
Ernst Gombrich, historien de l’art, s’appuie sur la psychologie expérimentale de la perception pour répondre à la question : l’art imite-t-il ou crée-t-il la réalité ?
L’art ne se contente pas d’imiter la nature : pour Hegel, il est « chose de l’esprit » et donne une forme sensible à l’Idée.
Avec la Critique de la faculté de juger (1790), Kant fait entrer l’esthétique dans la modernité : le jugement de goût devient autonome, fondé sur une satisfaction désintéressée.
La Renaissance rompt l’assimilation de l’artiste à l’artisan : le peintre devient un savant, dont l’art vient de l’esprit et s’adresse à l’esprit.
Aristote réhabilite l’imitation en la définissant comme une reconstruction active de la réalité observée, visant la connaissance de l’universel.
Platon n’est pas l’ennemi de l’art : il le soumet à des critères extérieurs, philosophiques et moraux (le Vrai et le Bien), et rejette l’art « inspiré » comme l’art illusionniste.
Conception ancienne (fonctionnaliste/utile) : L’art est confondu avec la technique (ars/tekhnè), un savoir-faire réglé,